mardi 25 octobre 2011

Le Téléphoniste

Au Centre de Secours.

Quand un détachement se rend sur les lieux d'une opération d'extinction d'incendie ou de sauvetage, il faut qu'un sapeur reste au centre de secours si toutefois ce dernier dispose d'un moyen de liaison radio ou téléphonique permettant de recevoir une communication des secours engagés : renseignements sur l'opération, de renforts, de relève, ravitaillement et carburant, etc.

C'est lui qui :

- demande s'il y a lieu, au (x) de secours voisin (s), voire au C.S.P ou à l'inspection départementale, les
   moyens complémentaires nécessaires dès le départ de ses propres secours ou en renfort ultérieur.
- prévient le maire d'un sinistre dans sa commune et lui communique les messages de renseignements.
- prévient immédiatement, en cas de sinistre important dans le secteur de son C.S :
.  le chef du D.S.P, voire l'inspecteur départemental,
.  éventuellement, retransmet à un autre C.S. les demandes de secours qui pourraient être formulées en
   l'absence de ses propres moyens.

          En principe, il doit y avoir au centre de secours un cahier de messages. Sur ce cahier doivent être portés tous les messages reçus ou envoyés à partir du C.S. Les messages sont inscrits les uns après les autres, dans l'ordre chronologique de leur arrivée ou envoi ; s'il y a lieu, ils sont même numéroté de 1 à n, de 0 à 24 heures dans une même journée.


Pendant les Opérations.

Outre les missions ci-détaillés, qui lui sont particulières, le téléphoniste peut être chargé de remplir certaines fonctions dans le cadre des manœuvres de l'équipage de l'engin auquel il appartient.

Ces différentes fonctions se trouvent précisé par le règlement de manœuvre, pour chaque engin de lutte contre l'incendie.

Appareils Respiratoires Isolants " A circuit Fermé "




Selon le type d'appareil, les qualités propres du porteur, son entraînement et les conditions d'emploi, les appareils respiratoires isolants n'offrent actuellement qu'une autonomie variant de 10 minutes, pour les modèles dits "mini", destinés essentiellement à la sauvegarde individuelle et à une évacuation rapide du personnel, à 40 minutes, un peu plus, pour les appareils à plus grande capacité, bi-bouteilles notamment.

Or, les conditions d'intervention des sapeurs-pompiers peuvent exiger une plus grande autonomie (vastes sous-sols, parkings notamment, grands entrepôts, tunnels de métro, cales de bateaux,...).

C'est pourquoi les appareils isolants à circuit fermés, longtemps réservés à des équipes de sapeurs-pompiers ou de sauveteurs très spécialisés (marins-pompiers, équipes de mines) et jusqu'alors interdits normalement dans les autres corps de sapeurs, se multiplient chez ces derniers.

Dans ces appareils, l'air déjà utilisé par le porteur est régénéré et remis à sa disposition.

Ils exigent cependant un personnel particulièrement choisi et entraîné. Exemple : Appareil Fenzy.

Description

L'appareil respiratoire isolant à circuit fermé comprend :

- une ou deux bouteilles d'oxygène de 1,5 l ou 2 l de capacité, chargée à 200 bars ;
- une cartouche régénératrice de 1 à 2 kg de chaux sodée ;
- un sac respiratoire ;
- un insufflateur d'air ;
- un détendeur d'oxygène, taré à 1 bar ;
- un masque ;
- deux tuyaux souples annelés ;
- un avertisseur sonore ;
- un manomètre ;
- un bâti de transport à bretelles et ceinture ;

Caractéristiques :

Selon le type, l'appareil
- pèse plus de 8 kg ;
- offre une autonomie de 1h 30.

Fonctionnement :

L'oxygène de la (des) bouteilles), détendu, arrive au gicleur en entraînant par le tuyau d'inspiration, l'air contenu dans le sac respiratoires. Cet air balaie le masque et permet la respiration. L'air expiré est reconduit au régénérateur par le deuxième tuyau annelé et retourne au sac respiratoire après avoir été débarrassé de son gaz carbonique par la chaux sodée. La circulation à débit constant est assurée par l'entraînement de l'air par l'oxygène.

Mise en œuvre :

Avant la mise en place de l'appareil :

- Ouvrir le (les) robinet (s). La pression diminuant dans le circuit haute pression à l'aide du manomètre ;
- armer l'avertisseur à sonnerie en tournant le bouton. Le voyant rouge doit être caché ;
- fermer la (les) bouteilles. La pression diminuant dans le circuit haute pression, s'assurer que l'avertisseur
  se déclenche entre 35 et 50 bars (zone rose).

Mise en place de l'appareil :

- enlever le bouchon d'obturation du pot de raccordement en dévissant le bouchon moleté plombé de la
  cartouche (si le plombage n'y est plus, considérer la cartouche comme déjà utilisée et en prendre une autre).
- mettre l'appareil sur le dos ; ramener les deux tuyaux par-dessus la tête, de telle façon que le pot de
  raccordement repose sur la poitrine ;
- mettre le masque et s'assurer de sa bonne étanchéité    ;
- ouvrir la (les) bouteille (s) : un sifflement continu doit signaler l'arriver de l'oxygène ;
- raccorder les tuyaux souples au masque ; visser sans bloquer ;
- armer l'avertisseur à sonnerie.


Précautions et restrictions d'emploi :

- Le déclenchement de la sonnerie signale que l'appareil est dans le dernier quart d'heure d'utilisation possible.
- L'utilisation de ces types d'appareils en intervention ne peut être autorisée qu'avec des cartouches
   régénératrices d'air vierges (plombées)  et des bouteilles d'oxygène pleines. Tout appareil qui vient d'être
   utilisé, même pour une courte durée, doit être systématiquement retiré du service en opération jusqu'à ce que ses charges soient renouvelées.

La régénération de l'air expiré n'étant totale que lorsque la cartouche est chaude, il faut éviter de coiffer l'appareil en étant essoufflé, d'autant plus que le débit d’oxygéné proprement dit demeure constant.

L'appareil peut continuer à fonctionner sans apport d'oxygène ou avec une cartouche saturée en gaz carbonique ; seule la régénération de l'air se trouve arrêtée. Aussi l'utilisateur qui n'a pas entendu l'avertisseur à sonnerie risque de ne s'en apercevoir que trop tard. Il est donc indispensable que le matériel soit constamment surveillé au cours de son utilisation.

L'emploi de ces appareils est interdit dans toute atmosphère saturée de chlore, le sac respiratoire en toile caoutchoutée se détériorant au contact de ce dernier.

Vérifications - Entretien :

Vérifier fréquemment (en principe chaque semaine) le plombage des cartouches régénératrices et les bouteilles d'oxygène


Après chaque utilisation :

.  débrancher le masque et le nettoyer (attention à la pellicule anti-buée)  ;
   à l'alcool ou avec une solution de Dakin ;
.  ouvrir l'arrivée d'oxygène quelques instants pour sécher l'intérieur du masque. Il est interdit d'essuyer afin
   de ne pas rayer la pellicule anti-buée ;
.  si la bouteille est vide ou ne contient plus assez d'oxygène pour une nouvelle utilisation :
-  retirer la cartouche usagée et la remplacer par une nouvelle, en vérifiant que son plombage est intact ;
-  si la bouteille contient encore assez d'oxygène, procéder seulement au nettoyage ; l'appareil ne peut alors
être utilisé qu'à l'instruction.